Oujda est la capitale de la région de l'Oriental, à l'extrême est du Maroc. Nichée sur la plaine de l'Angad, à quelques kilomètres seulement de la frontière algérienne, la ville se déploie comme un carrefour entre le Tell algérien et le Haut Plateau marocain. La photographie « Vue 49 : sahel oujdiais », issue de la galerie photos Oujda à découvrir sur Oujda.net, saisit ce moment où la lumière du nord-est du Maroc effleure les champs et les collines du Sahel. C'est précisément ce contraste, entre une ville de pierre et d'histoire et une campagne aux horizons larges, qui fait le charme d'Oujda. Loin des sentiers battus du tourisme atlantique, elle invite le visiteur à une promenade moins pressée, plus attentive aux détails du patrimoine, aux saveurs locales et aux conversations.

Où se trouve Oujda et quel paysage l'entoure ?

Située à près de 600 kilomètres de Rabat, Oujda domine la plaine de l'Angad, une vaste étendue fertile qui sépare les monts des Beni-Snassen, au sud, des collines du Rif oriental, au nord. Cette situation géographique explique son rôle ancien de relais entre le Maroc et l'Algérie, entre la Méditerranée et l'intérieur des terres. Le climat y est rigoureux en hiver, torride en été, et la lumière y est d'une grande netteté, comme en témoigne la Vue 49 : sahel oujdiais de la galerie Oujda à découvrir. Au-delà de la ville, les routes serpentent vers le sud, entre oliveraies, céréales et maquis parfumés du Sahel, jusqu'aux montagnes des Beni-Snassen, refuge historique des tribus de la région de l'Oriental. Les visiteurs qui s'aventurent hors de la cité découvrent un paysage de transition, méditerranéen par les végétaux, africain par l'ampleur de ses horizons.

Quelle histoire se cache derrière les murailles d'Oujda ?

Fondée au Xe siècle par la dynastie ziride, selon la tradition, par Ziri ibn Atiyya, Oujda a connu une histoire mouvementée. Reprise, fortifiée, disputée au fil des siècles, la ville a été marquée par sa position frontalière. Au XIXe siècle, elle subit l'influence ottomane qui s'étendait depuis l'Algérie voisine avant d'être prise par les Français en 1844, puis redevenue marocaine. Le protectorat, installé officiellement en 1912, transforma profondément l'urbanisme : on traça de larges avenues, on érigea des bâtiments administratifs, des casernes, des villas et des immeubles d'habitation. Ce tissu colonial laisse encore aujourd'hui une empreinte visible dans le patrimoine oujdia : entre la médina aux ruelles étroites et la ville nouvelle aux façades régulières, Oujda conserve les strates de son passé. La place Moulay El Médi, ancien cœur militaire et commercial, en reste un bon exemple, avec ses arcades, ses terrasses et cette atmosphère de passage où se croisaient soldats, marchands et voyageurs.

Que racontent la médina et l'art déco d'Oujda ?

Le patrimoine d'Oujda se lit d'abord dans sa médina. Moins mondialement célèbre que celle de Fès ou de Marrakech, elle n'en est pas moins attachante. Ses ruelles ombragées, ses souks spécialisés, ses fondouks et ses portes anciennes dévoilent une architecture de brique et de chaux, de patios discrets et de façades blanches. Au centre, la mosquée Sidi Yahya, du XIVe siècle, domine le quartier par son minaret et son histoire. Elle porte le nom d'un saint vénéré de la région de l'Oriental et demeure un lieu de recueillement. À quelques rues de là, la ville nouvelle offre un autre visage : des immeubles des années 1920-1940, des balcons en fer forgé, des bow-windows, des frises géométriques. L'art déco oujdia, modeste mais réel, orne les façades des grands boulevards et des anciennes brasseries. C'est un patrimoine du XXe siècle souvent méconnu, pourtant essentiel pour comprendre la mutation d'Oujda sous le protectorat. Promener son regard des souks de la médina aux artères de la ville nouvelle, c'est traverser plusieurs siècles d'histoire en quelques minutes.

Que voir à Oujda aujourd'hui ?

La ville d'aujourd'hui se visite à pied, en prenant le temps. On commence généralement par la médina et la mosquée Sidi Yahya, puis par la place Moulay El Médi, où cafés, pâtisseries et commerces donnent le rythme du quotidien. Le musée des Oudayas, installé dans une ancienne casbah, présente collections ethnographiques et objets du quotidien de la région de l'Oriental : bijoux, costumes, poteries, armes et outils agricoles. Pour les amateurs d'architecture, les boulevards de la ville nouvelle réservent des découvertes : ancienne poste, hôtel de ville, villa art déco et autres témoins du passé colonial. En dehors de la ville, le Sahel oujdiais mérite une halte. Les routes qui montent vers les Beni-Snassen traversent des paysages de garrigue et d'oliviers, offrent des panoramas sur la plaine de l'Angad et mènent à de petits villages où le temps semble s'être ralenti. Là-bas, on déguste un thé à la menthe, on admire les tapis et les poteries de la région de l'Oriental, et on comprend que le charme d'Oujda réside aussi dans ses environs.

Pourquoi Oujda mérite-t-elle une halte dans votre voyage au Maroc ?

Parce qu'elle offre un autre Maroc, moins exposé et plus authentique. Oujda ne se contente pas de monuments : elle propose une atmosphère. Entre les murmures de la médina, les façades art déco, les terrasses de la place Moulay El Médi et les larges perspectives du Sahel oujdiais, la ville déploie une identité complexe et séduisante. Elle parle de l'histoire de la région de l'Oriental, de ses échanges avec l'Algérie, de son protectorat, de ses montagnes et de ses plaines. Elle est un excellent point de départ pour explorer les Beni-Snassen, randonner dans le Rif oriental ou simplement goûter à une cuisine locale où l'olive, le mouton, le miel et les épices tiennent une place de choix. La galerie Oujda à découvrir, qui donne à voir des clichés comme la Vue 49 : sahel oujdiais, invite justement à ce regard lent et curieux. Elle ne montre pas une ville spectacle, mais une ville vivante, ancrée dans son territoire.

« Entre la médina d'Oujda et le Sahel qui l'entoure, chaque pierre et chaque oliveraie racontent un Maroc de l'Oriental. »

En conclusion, Oujda est une invitation à ralentir. Capitale de la région de l'Oriental, elle conjugue avec naturel patrimoine ancien, empreintes coloniales et paysages du Sahel. Que l'on vienne pour la mosquée Sidi Yahya, pour flâner dans la médina, pour chercher les traces de l'art déco ou pour s'enfoncer vers les Beni-Snassen, la ville récompense la curiosité. La photographie Vue 49 : sahel oujdiais, présentée dans la galerie photos Oujda à découvrir, en est une belle métaphore : un regard posé, patient, sur une ville et une campagne qui n'attendent que d'être redécouvertes. Alors, la prochaine fois que vous songerez au Maroc, laissez-vous tenter par l'est : Oujda vous y attend.

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